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Importance de la recherche

Statut oxydatif et physiopathologie des maladies mentales

Des données épidémiologiques et interventionnelles convergentes ont montré que le stress oxydatif modulait la prévalence, le pronostic et la réponse au traitement des deux maladies psychiatriques majeures que sont la schizophrénie et le trouble bipolaire. Les travaux menés dans le laboratoire du Pr Grignon visent à développer une approche translationnelle pour mieux préciser les mécanismes sous-jacents à cette influence, à partir de modèles murins de maladies psychiatriques, ou de modèles cellulaires pour certains aspects mécanistiques.

L’équipe du Pr Grignon a ainsi confirmé que l’induction d’un stress oxydatif améliorait la validité comportementale d’un modèle neurodéveloppemental de schizophrénie chez des animaux juvéniles. Il s’agit du premier modèle de la phase prodromique ou précoce de la maladie, qui est déterminante dans une perspective de prévention ou d’intervention précoce. Des travaux en cours ont confirmé l’existence d’anomalies physiopathologiques pertinentes (dopaminergiques, glutamatergiques et GABAergiques), ainsi que la possibilité de prévenir ces anomalies en normalisant le statut oxydatif. L’équipe est actuellement en train d’élargir cette approche « à double atteinte » à d’autres pathologies psychiatriques (manie, comportements suicidaires par exemple).

Réalisations représentatives

  • Groupe de Neurobiologie Translationnelle en Santé Mentale
  • Avis d’expert sur l’utilisation des antipsychotiques d’action prolongée (Association des Médecins Psychiatres du Québec (PMID: 21756451))
  • Co-éditeur du livre « Oxidative and nitrative stress in psychiatric disorders » (Springer ed; à paraître 2013)
  • Président scientifique du 49ème Congrès de l'Association des Médecins Psychiatres du Québec. Québec, Mai 2015
  • Savoir-faire

  • Modèles animaux à simple et double atteinte de maladies psychiatriques
  • Recherche translationnelle en psychiatrie
  • Publications